Un Mauvais Strip

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dimanche, janvier 1 2012

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Carte de voeux 2012

lundi, juin 6 2011

The Murderer

The Murderer(THE YELLOW SEA) Écrit et réalisé par NA Hong-jin

Trois ans après l’impressionnant The Chaser, thriller baroque époustouflant et premier film (le réalisateur était encore étudiant à l’époque !), Na Hong-jin revient avec The Yellow Sea, à nouveau un polar au rythme haletant et tenu tout du long (on ne voit vraiment pas passer les 2h20), joué par les deux même interprètes (dans des rôles radicalement opposés), mais la comparaison s’arrête là. Si le précédent film était un exercice de style brillant, on est ici face à une œuvre infiniment plus complexe et subtile, et dont la dramaturgie puissante dépasse de loin le cadre de la série B.
Comme souvent dans le cinéma coréen, Na Hong-jin s’embarrasse peu des cases, des codes propres au cinéma de genre, et puise à loisir dans toute la palette pour raconter au mieux, au plus serré, cette histoire sombre et tragique, profondément ancrée dans la réalité sociale des quelques 800000 Sino-coréens qui vivent à Yanji, ville chinoise coincée entre la Russie et la Corée du Nord, sur les rives de la Mer Jaune (qui donne au film son bien meilleur titre original, The Yellow Sea), bras de mer séparant la Chine de la péninsule coréenne, que les « joseon-jok » traversent au péril de leur vie, dans les soutes de cargos rongés par la rouille, pour aller chercher du travail en Corée du Sud.

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lundi, mai 23 2011

Cannes 2011

Compte rendu rapide des 32 films vus cette année, quelques vidéos aussi sur Tumblr (bon un peu pourries, c’était pris avec le téléphone…)

Portrait-d_une-enfant-dechue.jpgPortrait d’une enfant déchue : très beau film de Jerry Schatzberg, fragilité émouvante de Faye Dunaway, invisible depuis longtemps (même Michel Ciment était dans la salle pour enfin voir ce film).

Habemus Papam : el Piccoli e molto grande ! Une scène de conclave inoubliable, un l’anticléricalisme affectueux, de l’ironie imprégnée d’une compassion toute chrétienne pour cet homme reclus à qui il est demandé de porter tous les malheurs du monde. On retiendra aussi le passage où Moretti explique aux cardinaux que la bible est un ouvrage de dépressifs :)

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lundi, janvier 24 2011

« weed back »

Il y a dans Taking Off, réalisé par Milos Forman en 1971, une scène qui vaut particulièrement le détour (voir ci-contre), située à la fin et qui fait décoller un film jusque là juste un peu planant, voire un peu ennuyeux. Des parents middle class, tout ce qu’il y a de plus conformistes, dont la fille a fugué pour aller voir des hippies, rejoignent une « communauté » de parents dans des situations semblables, et lors d’une réunion, un avocat fait venir à la tribune un médecin pour leur expliquer que pour comprendre les affres par lesquels passent leurs précieuses progénitures, il leur faut expérimenter la prise de cette substance illicite communément appelée « marijuana ». On a alors droit à cette scène délicieuse que je vous laisse regarder, et qui préfigure bien le ton de certaines scènes de Hair qui sortira en 1979…

samedi, janvier 1 2011

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Voeux-2011-Maginot.jpg

samedi, août 7 2010

RMLL 2010

Logo Vidéo en PocheQuelques photos de ces RMLL à Bordeaux, une excellente cuvée, bien qu’un peu agitée avec le pré-démarrage du projet Vidéo en Poche, la soirée à Utopia avec la Quadrature du Net, la présentation des enjeux de la numérisation des salles de cinéma avec Nicolas (qui enchainait après son atelier Luciole), une émission de radio et même une interview pour un blog (délire !), sans oublier évidemment un bon petit restau, Le plat à Oreilles, avec les développeurs des rien moins que révolutionnaires Seeks et Yooook.

 

lundi, août 2 2010

Poetry

Écrit et réalisé par Lee Chang-dong (Corée du Sud  2010  2h19) - avec Yun Jun-hee, Lee David, Kim Hira, Ahn Nae-sang - Prix du scénario, Cannes 2010.

Poetry
Poésie, en Coréen, se prononce « si », une seule syllabe, délicate, à peine un souffle, un murmure dans les feuillages d’une brise printanière. Poetry est ainsi, d’une délicatesse, d’une grâce infinies, portées par son interprète principale, Yoon Jung-hee, quasi inconnue chez nous mais la plus populaire actrice de l’âge d’or du cinéma coréen, ayant joué dans plus de 330 films (!!!), absente des écrans depuis plus de seize ans, et qui aurait largement mérité le prix d’interprétation féminine à Cannes cette année.
Lee Chang-dong signe ici son cinquième film, après nous avoir bouleversés avec Oasis et Peppermint Candy, éblouis avec Secret Sunshine (prix d’interprétation féminine à Cannes en 2007). Son œuvre s’inscrit dans la tradition d’un cinéma asiatique qui filme l’essence des êtres, comme le maître japonais Ozu savait si bien le faire. L’époque a pourtant bien changé, le délitement de la langue, l’utilisation vulgaire et fascisante des mots par nos « élites » politiques rendent d’autant plus précieuse l’histoire de Mija, l’héroïne de Poetry.

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lundi, juin 7 2010

Air Doll, un film « gonflé »

Écrit et réalisé par Hirokazu Kore-eda (Japon 2009 1h56) - avec Bae Doona, Arata, Itsuji Itao, Joe Odagiri, Masaya Takahashi, Ryo Iwamatsu, Susumu Terajima… D’après le roman graphique de Gouda Yoshiie, Philosophical Discourse,The Pneumatic Figure of a Girl.


« En février 2000, la bande dessinée The Pneumatic Figure of a Girl de Gouda Yoshiee est parue aux éditions Shogakukan. Je me souviens parfaitement à quel point ce manga m’a ému. Une poupée, remplie d’air par l’homme qu’elle aime, sillonne la ville de nuit et se dit : “Mon corps est rempli de son souffle. Je ne pourrai sans doute jamais me remplir d’air toute seule. Même si je dois y laisser ma vie, cela m’est égal.” »
C’est ainsi que Kore-Eda raconte les origines d’Air Doll, récit poétique particulièrement gonflé de l’existence fragile d’une « poupée d’air ». D’une histoire ténue qui aurait pu facilement être lourde, vulgaire, artificielle voire ridicule (c’est quand même l’histoire d’une poupée gonflable, objet plutôt triste et sordide a priori), on s’étonne et s’émerveille à chaque instant de l’incarnation miraculeuse de cette poupée par l’actrice Bae Doona (qu’on avait pu voir dans Sympathy for Mr Vengeance de Park Chan-wook, et The Host de Bong Joon-ho), qui lui donne cette grâce légère, aérienne, qui sied tant à son personnage. Et on y croit, et l’on s’émeut des questionnement et des élans du cœur de cette poupée dotée soudainement d’une âme qui part à la découverte du monde, des bonheurs et des souffrances de l’existence humaine, avec cette fraicheur, cette naïveté tranquille et assumée semblable à celle des meilleurs films de Frank Capra.

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lundi, mai 24 2010

Cannes 2010

Petit retour de Croisette… choppé un rhume et vu 31 films. Au final un palmarès qui exclut injustement Another year et Housemaid, avec une palme d’or dont on dit déjà ici et là que « la palme endort »… On pouvait voir cette année autour du Palais le symbole étrange, collé un peu partout, de Vidéo en Poche.

Les noms des gens : charmante comédie, naïve, fraiche et un poil démago, mais pour la bonne cause, avec Lionel Jospin en guest star (rien que pour ça, à voir absolument)

Tournée : les filles sont super, nocturne, sensuel, un peu malsain, un peu d’amertume, un bon « first shot »

Chongking blues : mélodrame chinois assez banal, occidentalisé, mais pas mal fait, avec quelques beaux plans

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vendredi, avril 30 2010

Vidéo en Poche, une réponse sereine et « peacefull » aux gesticulations hadopiennes

« C’est une initiative des Cinémas Utopia cherchant à apporter une réponse aux questions posées par notre époque sur les échanges culturels et la rémunération de la création, dans un contexte de ce que l’industrie culturelle a appelé la « guerre du copyright », de crispation autour du droit d’auteur qui tend à opposer les créateurs et leur public par la création de lois liberticides et inefficaces, ainsi que par l’élaboration de traités tels que l’ACTA menaçant les libertés individuelles. Vidéo en Poche est la modeste contribution de salles indépendantes à la recherche d’un compromis social.

« Le principe est simple : vous venez à la caisse d’une des salles membres du réseau Vidéo en Poche, avec votre support amovible type clé USB ou carte mémoire, et on vous copie dessus le film de votre choix au format ouvert Matroska, sans DRM, contre la modique somme de 5€ (les 5€ comprennent 3€ pour l’ayant droit, 0,98€ de TVA et 1,02€ pour la salle). La résolution minimale de la vidéo est celle d’un DVD, et quand la source le permet la vidéo sera à une résolution HD (720p). » (lire la suite sur le site de Vidéo en Poche)

vendredi, janvier 1 2010

2010, this is heat !

2009, ce fut, dans le désordre et entre autres : l’échec du sommet de Copenhague, la crise du capitalisme financier, la décision du Conseil Constitutionnel faisant de l’accès à Internet un droit fondamental, les débuts de la révolution iranienne et la mort de Michael Jackson (si, si, la portée symbolique n’en est pas si triviale que ça)… En attendant le plan B contre la grippe A, l’année 2010 va avoir besoin de sa dose de perspectives : on pourrait la commencer en relisant le discours d’Hugo Chavez à Copenhague, Le socialisme est la voie du salut de la planète (« Si le climat avait été une banque, il aurait déjà été sauvé »), et en écoutant Bernard Stiegler nous parler de sa passionnante proposition d’une économie de la contribution, qui nous donnera matière à réflexion pour penser l’après capitalisme financier et les mutations fondamentales de notre temps. Une bonne et stimulante année !

lundi, octobre 5 2009

L'imaginarium du docteur Parnassus

Réalisé par Terry Gilliam (scénario de Terry Gilliam et Charles McKeown, avec Heath Ledger, Christopher Plummer, Lily Cole, Tom Waits… ainsi que Johnny Depp, Colin Farrell et Jude Law de l’autre côté du miroir)

Londres, par une nuit froide et sans lune, une antique roulotte aux dimensions improbables, toute de guingois, biscornue et brinquebalante, s’arrête au cœur de la City endormie. Ses occupants, farfadets en guenilles, s’affairent à déployer ses atours baroques et une musique mécanique de fête foraine jaillit de ses entrailles, haranguant les quelques badauds qui arpentent encore les rues sombres et humides avant les premières heures du jour : « osez traverser le miroir et entrer dans l’Imaginarium du docteur Parnassus, venez admirer ses merveilles ou révéler vos peurs les plus secrètes… » Tapi dans l’ombre, un personnage inquiétant observe la scène, exhalant un fanal de fumée voluptueuse, et l’on distingue deux yeux malicieux rougeoyant dans l’obscurité. Non loin de là, un inconnu attache patiemment, sans hâte, une corde à la rambarde du Blackfriars Bridge et s’apprête à mourir.

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mardi, septembre 15 2009

Chambre d'écho ou studio d'enregistrement ?

Aujourd’hui repassait pour la énième fois le texte promulguant la création de l’Hadopi. Les députés UMP ont voté une fois de plus ce texte, le doigt sur la couture du pantalon, posant à nouveau la question du rôle de l’Assemblée Nationale dans nos institutions. Les parlementaires ne sont-ils plus que des « syndicats d’intérêts » comme le clamait avec talent Jean Gabin dans Le Président (extrait en annexe) ? Les lois portant sur tout ce qui touche à Internet (Dadvsi, Hadopi, Loppsi) ont eu pour mérite, comme le soulignait Martine Billard lors des RMLL de Nantes, de faire revenir avec fracas les citoyens dans l’hémicycle. Cette prise de conscience a ainsi conduit à l’ouverture hier du site NosDéputés.fr, une initiative du collectif RegardsCitoyens.org : « un site qui cherche à mettre en valeur l’activité parlementaire des députés de l’Assemblée Nationale Française. En synthétisant les différentes activités législatives et de contrôle du gouvernement des élus de la nation, ce site essaie de donner aux citoyens de nouveaux outils pour comprendre et analyser le travail de leurs représentants. »

Dans le même temps on observe avec tristesse le comportement un peu plus « old school » des lobbys, ainsi en témoigne un appel à faire la fête assez navrant, que l’on peut voir sur le site Culture Lobby Démocratie, publié bien entendu avant l’examen à l’Assemblée, illustrant bien le respect que portent ces individus à nos institutions. Il suffit d’ailleurs d’étudier les choix proposés dans le petit sondage sur cette même page (voir capture ci-contre) pour constater que le vote y est envisagé plus comme un plébiscite que comme un outil démocratique (bon cela dit, ce site a tout l’air d’être une vaste blague, mais ça sonne tellement vrai…).

samedi, septembre 12 2009

Pandémie à France Télécom : les employés pètent un cable

Depuis février 2008, les syndicats ont dénombré 22 suicides chez France Télécom. Dans un article du Monde, des salariés témoignent d’un « management par la terreur » : « Nous sommes obligés de demander la permission à notre responsable pour aller aux toilettes. Si le temps de pause dépasse une minute, nous devons fournir une explication écrite. »

Pendant ce temps en Indre et Loire, comme nous le raconte un article de Marianne, Sylvie Siffermann, de la direction départementale du travail, a eu l’idée de génie de mettre en relation des entrepreneurs en mal de divertissement, et des chômeurs prêts à tout pour se faire embaucher, en organisant deux petites promenades. Promenades plutôt sportives d’ailleurs, du genre marathon : 10 et 20 km de course à pied. Grâce à son parrain, il reprend goût au sport, et c’est déjà pas mal ! Dans son article, Jessica Thomas fait le rapprochement avec une scène du film Que les gros salaires lèvent le doigt, gentiment cruelle en comparaison des pratiques actuelles.

Mais bon, si les salariés sont trop stressés, ils peuvent toujours jouer à Clodogame pendant leur temps de travail, histoire de se dérider (le jeu est cependant déconseillé aux personnes ne possédant pas un certain sens du dixième degré), ou bien spéculer sur leur assurance décès.

samedi, septembre 5 2009

Ecosystème 2.0

Espèce 404« ERROR 404 espèce introuvable », c’est ce que l’on pourra bientôt rencontrer comme résultat dans lors d’une requête dans Google. Le magazine Wired a publié un article intitulé L’algorithme de Google prédit quand les espèces deviendront erreur 404 : des biologistes américains ont eu l’idée d’utiliser le fameux PageRank de Google pour trouver la séquence d’extinction des espèces la plus dévastatrice, l’objectif étant de classifier les espèce par leur importance dans la chaine alimentaire, et donc de déterminer quelles espèces sont essentielles à préserver pour éviter une catastrophe écologique.

Qu’ils aient eu l’idée d’utiliser cet algorithme montre à quel point le réseau change nos modes de pensée, et peut-être est-ce l’avènement des « moteurs de recherche scientifique ». Imaginons qu’un jour, au même titre que Google le propose pour la numérisation des ouvrages de la BNF, celui-ci soit dépositaire des ADN des espèces (et qu’il en ait racheté les brevets…) à une époque où l’on soit capable de synthétiser un être vivant à partir de son ADN (cf. Jurassic Park). En glissant ainsi du web 2.0 vers un écosystème 2.0, on touche du pointeur de la souris le danger d’externaliser et de centraliser ainsi la connaissance, et l’importance de préserver un réseau avec une structure pair à pair où la connaissance est dupliquée à différents endroits. Sinon, on risque de se retrouver avec une erreur 404 comme le titre malicieusement l’article de Wired. Enfin, tout n’est pas si dramatique, on pourra toujours retrouver l’espèce éteinte dans le cache de Google

mardi, août 11 2009

Un petit air de Ragtime

Les studios Pixar ont de nouveau mis la barre très « haut » avec l’histoire de Carl Fredericksen qui a tout du Spencer Tracy de Devine qui vient diner ?, croisant sur sa route un « Dr Moreau » qui ressemble fort à Douglas Fairbanks. Comme pour la séquence d’ouverture de Wall•E, la scène muette qui construit le personnage principal de Là-Haut est magistrale de concision et d’élégance et doit beaucoup à la petite mélodie au piano composée par Michael Giacchino. Ces quelques notes m’ont trotté un moment dans la tête, mais je ne savais ce que cela me rappelait exactement…

« Bon sang mais c’est bien sûr ! », ça ressemblait furieusement à la mélodie que l’on retrouve au début et à la fin du Ragtime de Milos Forman, sur des séquences également muettes, et qui se situe au début du xxe siècle, période de la jeunesse du personnage de Là-Haut. Or, il se trouve que Pete Docter et Bob Peterson, co-réalisateurs, travaillèrent tous-deux sur Toy Story, dont la musique fut écrite par Randy Newman, qui se fit surtout connaitre dans ce domaine à partir de 1981 avec la musique de… Ragtime !

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dimanche, août 9 2009

Internet, le silex du troisième millénaire ?

Framasoft a mis en ligne ces jours-ci la vidéo d'une conférence de Serge Soudoplatoff (je ne connaissais pas non plus cet hurluberlu, mais je me suis abonné au flux RSS de son blog de suite après avoir vu sa conférence). Pas de chef, une construction communautaire et bénévole, des décisions prises sur des bases pragmatiques de faisabilité, tels sont les fondements d'Internet qui peu à peu transforme, au même titre qu'a pu le faire le silex, le fonctionnement de nos sociétés. Il nous donne une « big picture » passionnante sur les changements à venir, sur l'émergence de la valeur communautaire dans nos économies et nos hiérarchies sociales.

Dans le même temps, Acrimed publie un article d'Hervé Le Crosnier, Leçons d’émancipation : l’exemple du mouvement des logiciels libres, qui est un excellent complément de la conférence de Serge Soudoplatoff. Il est intéressant de noter l'influence grandissante du modèle des logiciels libres dans les sphères médiatiques et politiques. Voilà une révolution qui se fait tranquillement, sans effusion de sang, et qui plus est à une échelle mondiale : un phénomène de plus en plus séduisant…

vendredi, août 7 2009

Ravalement de façade

Voilà un moment que je devais revoir ce blog… Donc, installation d’une version de Dotclear 2.1.5 flambant neuve avec refonte obligée du thème « Strip », téléchargeable en annexe du billet. Vu que la version finale de Firefox 3.5 est sortie en juin, c’était l’occase d’utiliser une de ses deux fonctionnalités les plus spectaculaires et qui vont changer le visage d’Internet : l’attribut CSS @font-face, soit la possibilité d’utiliser la typo de son choix, même si elle n’est pas installée chez le visiteur du site ! Adieu donc Arial, Times et autres Comic Sans MS… (l’autre grande nouveauté étant la balise HTML vidéo qui à terme permettra de se passer du plugin flash). Pour vérifier que vous voyez correctement le thème, cliquez sur la capture d’écran ci-contre pour l’agrandir. Tous les navigateurs à base de gecko ou webkit pour le rendu HTML implémentent cette propriété. Mais si vous êtes sous Windows XP, le lissage des polices n’est pas activé par défaut, car c’est pas vraiment un OS tout jeune et moderne… Deux solutions : la meilleure est de virer cette bouse de Windows et d’installer un GNU/Linux flambant neuf, la distrib Ubuntu par exemple, soit vous suivez le tuto indiqué sur cette page.

Je vous invite donc à télécharger la dernière version du « Renard de Feu ».